samedi 30 août 2014

Mater un Biloup77 seul et sans grue.







Mater un Biloup 77 seul et sans grue


La première fois que j’ai maté mon Biloup, c’était au lac de la forêt d’Orient, a Mesnil Saint Père avec l’aide de mon beau-père et d’un portique de matage en bout de ponton.
C’est ce jour là que j’ai décidé que désormais, je materai  seul, et qui si je me prends  le mat sur la tête, ça ne me concernera que moi…

A cause d’un équipement défectueux  (un treuil mécanique dont le cliquet ne tenait plus) mon beau-père s’est blessé a la main par un brutal départ de manivelle qui était sensé être bloquée.
 

Après avoir surfé sur le net pour voir ce qu’il se fait dans le genre, j’en suis arrivé à la solution suivante :
 

Des jumelles en inox pour élever le point de rotation au dessus du niveau du roof panoramique.

Un système de chèvre en tube d’alu qui bascule en même temps que le mat pour monter le tout.

Une roulette arrière pour faire « riper » le mat jusqu’au pied de mat sans effort.

Un système de pré-tension des haubans pour maintenir le mat à peu près dans l’axe pendant la montée ou descente.

 

1)      Les jumelles

Cœur du système elles vont encaisser sur les vis arrières plus d’une tonne a l’arrachement, il faut donc quand même du sérieux.

La deuxième contrainte que je m’impose est que tous les équipements d’origine doivent pouvoir être remis en place.

La société Tesis à Crouzille va me réaliser la pièce sur mes plans.
 

 

La semelle sous le mat ; la bride de fixation en deux parties sont en aluminium et seront réalisée par moi-même. Une feuille plastique est intercalée entre l’acier et l’inox pour réduire les risques d’électrolyse.

 

2)      Articulation sur le mat

Pour réaliser le point de rotation sur le mat, j’ai récupéré la platine de winch qui ne servait à rien et je l’ai repositionné.
 

Pour la fixer, j’ai fait taillé en fraisage (merci les collègues de boulot !) des contreplaques en forme qui se place dans le mat, le tout est boulonné.
 

Sur la platine j’ai fixé 2 blocs d’alu que j’ai percé après un montage d’ l’ensemble sur le mat (ça a été la galère de l’histoire…)

L’axe est en inox

3)      La chèvre

2 tubes D40 de 3m en alu, une articulation d’un coté pour s’ouvrir comme un compas, équipé d’anneau pour fixer les cordages et poulie.
 

De l’autre coté, des pattes de fixation.
 

Deux bloc alu se fixe sur les cadènes de hauban pour faire office d’axe de rotation de la dite chèvre.
 

4)      Pré tension des haubans.

Les galhaubans restent en place et ne sont pas déréglés.

Les bas haubans sont démontés, leurs cadènes servent de fixations aux articulations de la chèvre.

Un tube muni d’une demi poulie en bout monte jusqu'à la hauteur du point de rotation et maintien vertical le hauban sur cette portion a l’aide de sangle.

5)      Roulette arrière

Une planche creuse qui s’enfile sur l’échelle de bain repliée avec une diabolo de remorque de l’autre coté, très simple.
 

 La partie jumelle montée:



Vue d'ensemble:



Les jumelles, mat en place.


Une petite vue en éclaté:



des plans sont disponibles en Pdf.

Ces plans ont été conçus par moi-même pour mon usage unique.
Ils sont à votre disposition afin que vous puissiez éventuellement vous en inspirer.
Ils ne sont pas nécessairement à jour, les modifications en cours de montage n'ont pas été notées.
L'utilisation de ces plans est entièrement sous votre responsabilité.
Je n'ai jamais pris le mât sur la tête, peut-être ai-je eu de la chance?

Une petite vidéo du matage au Crouesty en 2006:

Filmé et commenté par Margouille la Fripouille

Les premiers matages étaient effectués a deux (gestion de l'enrouleur).
Puis je liais l'enrouleur sur l'intérieur de la chèvre pour le guider au début du relevage, ce qui me permettait de gérer le matage seul.
 
 

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