dimanche 23 août 2020

Installation d'un Panneau solaire


2  jours d’autonomie, voilà ce que me donne une batterie de servitude de 78 A, ce qui n'est pas une consommation énorme finalement, le plus gros consommateur étant le frigo (40% du total).

A Guernesey, au ponton sans électricité, il fallait faire tourner le moteur 1h le soir…

Alors pourquoi pas un panneau solaire ?

Les prix ont considérablement baissé, les régulateurs ont progressé.

Quelle puissance : le choix est un compromis entre l'apport d'énergie et  la place disponible… là ou je souhaite l’installer.

Le bilan électrique est fait, le maxi « installable » est un panneau de 100W, ce qui va couvrir environ 70-80% de ma conso journalière en navigation et pas très loin de ma consommation totale au mouillage (en étant économe).


Le Victron BMV 700 me permet de mesurer les consommations instantanées:
Frigo en route:              1,35 A
VHF: veille:                  0.2 A
VHF émission:              4,1 A
GPS:                              0.45 A
Feux de route (LED):    0.6 A
Feux de mouillage:       0.6 A
Pilote:                            2.5 A estimé: la barre est très douce, le régulateur d'allure barre souvent...

Lumière carré ( LED):  0.95 A
Néon (cuisine, SDB):  0.22 A
Spot (cabines):             0.75 A




La production du panneau solaire se rapproche d'un test effectué sur un 100w à Saint Nazaire.


En première approche, une bonne journée de navigation + une nuit au mouillage va nous consommer une bonne soixantaine d'ampères.
Le panneau solaire va nous apporter environ 35A et le moteur en 1/2 heures (lors de l'arrivée au mouillage) devrait compléter la charge...
Très théorique tout ça, les futures navigation répondront à la question...

N’ayant pas de portique je vais l’installer sur le mat de charge qui sert à descendre le moteur d’annexe/ avantage : il est facilement orientable, la structure est déjà en place, c’est solide.
Mat de charge


Montage:

Je prévois 3 tubes carrés d'aluminium 25x25mm ep 1,5mm boulonnés sur le cadre du panneau solaire.

Le tube du monte charge fait 33,3 mm de diamètre.


Fabrication des paliers de fixation en Polyamide:
J'ai la chance d'avoir une imprimante 3D a la maison, ça donne ça:



Afin d'éviter l'écrasement du carré d'alu, j'insère des cales à la dimension intérieur du carré. Les vis passeront à travers. (toujours en PA impression 3D)



Pour gérer tous ces ampères, un régulateur MPPT Victron Blue solar 75/15


Installation:

Le panneau va se fixer sur le mat de charge et sera réglable en inclinaison.


La longueur de tube disponible est d'environ 500 mm, le panneau sera fixé sur la moitié de sa longueur.
Pour le pivotement: j'envisage un pivotement a la main et maintenu par des bout sur un taquet fixé sur le mat de charge

Les colliers de serrage sont fixés sur des tubes carrés alu de 25 x 25 mm


Les carrés eux-même fixés sur le cadre du panneau

Le tout est rigidifié (surtout la partie libre) par 2 profils alu:

Pour le stockage: un sac matelassé scratché fait maison: le sac est réalisé avec une chute de Sumbrella et le matelassage est un isolant pour garage (Film multicouche en Polyester):

La housse permet de laisser le bras support en place.

Le matelassage est cousue sur le tissu.


Installation sur le bateau:

Le panneau en place



La bride sert de sécurité pour la jonction des 2 parties du portique, elle est cadenassable.


Premiers résultats:

Après une nuit au mouillage, la batterie à 80% est à 100% en fin de matinée: très prometteur.
A suivre lorsque j'ai effectué une nav à la voile sur plusieurs jours (pas eu de vent cet été...)


samedi 16 mars 2019

Installation d'un étai Largable



Quelle est l'utilité d'un étai largable?

C'est un étai (câble en acier) qui s'installe dernière l'enrouleur de génois et qui permet de porter une voile adaptée a un vent en principe trop puissant pour le génois.
Dans mes lectures, certains nous disent qu'ils ne l'installent jamais, d'autre qu'ils l'utilisent tout le temps, j'espère que la vérité se trouve entre ces 2 extrêmes..

L'étai est 25 cm derrière l'enrouleur, parallélle .

Ce qui m'a décidé:
- je navigue en Bretagne nord...
- J'ai un tourmentin ('voile de tempête) qui sert de déco (je ne peux pas le monter)
- je me suis fais un jour rattraper par un coup de vent en rentrant à Trébeurden, ce n'était que un début de F8 arrière, mais je me suis bien rendu compte de l'inadaptation de mon génois dans ces conditions..
- Je n'avais rien à bricoler pendant cet hiver...

La réalisation:
Passons toutes les étapes de réflexion qui m'ont amené a concevoir le système en place et allons directement a sa réalisation:

- le mat dispose déjà d'un emplacement prévu pour installer un étai


- Je décide d'implanter l'étai juste derrière l'enrouleur (il y avait aussi derrière le guindeau, avec reprise sur la cloison de la baille à mouillage)

L'étai supporte un Solent ou un tourmentin avec un vent soutenu, il est donc soumis à très rude épreuve.
Un ancrage sur le pont ne suffit pas (malgré les 10 mm d'épaisseur) il faut supporter la cadène de pont en la liant avec un boulonnage dans l'étrave, le tout passant par la baille à mouillage.

Ceci rajoute un peu de poésie a une installation qui serait sinon bien terne: pour travailler dans le fond de la baille, on passe un bras et la tête, ou les 2 bras mais pas la tête, ou se met en équilibre sur le ponton; le corps dans le balcon avant tout en essayant d'accéder à bout de bras au fond de cette maudite baille...

Monter en tête de mat est en comparaison une promenade de santé!

Bref...

- j'ai des ridoirs de récup en bon état, j'en modifie un pour en faire un ridoir à poignée:
  un autre ridoir me servira dans la baille à mouillage.
Premère version du ridoir a poignée "maison"

Le reste est du matériel courant que l'on trouve chez les chip, a savoir (du haut à tout en bas):

- une coquille Zspar ZCOQ6
- un câble inox monotoron diam 6, longueur 11,36m avec un embout a boule en haut et un filetage M10 en bas
- 1 ridoir Pélican M10 en bas du câble
- 1 manille M10 Wichard
- Le ridoir a poignée
- 1 manille M10 Wichard
- Cadène double Wichard et ses 4 vis têtes fraisée M8 x 40
- Nous sommes au niveau du pont, entre l'étai principal et la baille à mouillage
- une contre-plaque de renfort inox A4 de 2 mm, collée à la choucroute (résine + fibre de verre) pour combler les espaces vides (surfaces non planes)
- un étrier diam 8 adapté a la cadène Wichard
- un morceau de chaine de 8 mm pour rattraper la longueur
- Une manille de 10 mm Wichard
- un boulon a oeil diamètre 10mm
- Une plaque de soutien en inox A4 2 mm collée à la choucroute (pour combler le V de l'étrave)
- Nous traversons l'étrave
- rondelle inox et écrou borgne à l'extérieur.

Ce qui donne en Photos:

La fixation en tête de mat

Le câble sélectionné
Croc Pélican vissé sur l'embout de câble


Jonction du Croc Pélican et du ridoir (manille diam 10)




Le ridoir maison et ses manilles (Ridoir SVB)

 


Jonction du ridoir et de la cadène double (manille diam 10)
La vue globale dans la baille à mouillage
 
 
 
Le bout bleu est l'étalingue du mouillage

L'ancrage dans l'étrave

Ecrou borgne sur l'étrave: propre et non agressif



Installation de la poulie en tête de mat

N'ayant pas de guide de drisse, j'utilise des sangles anneaux pour suspendre la poulie de drisse (elle fait une boucle autour de la poulie de tête de mat libre) ainsi d'un bout en spectra pour la plaquer au mat
 

Essai de montage du Tourmentin:





Les poignées du ridoir ont été raccourcies, un petit crochet inox l'empêche de se desserrer sous l'effet des vibrations.

Test en mer

La surveillance du bon coin a fini par porter ses fruits...
Un Solent de Django est en vente du côté de Trébeurden a un prix correct, ça tombe bien, je suis à Treb, j'appelle et prend RDV dans la journée et l'affaire est faite (il y a eu du monde derrière...)

Le test a été fait par F4 rafale à F5, un peu juste pour un solent mais le test a été concluant: c'est tout bon...






Modification du ridoir (avril 21)

Les pièces en alu n'aiment pas trop l'air marin et dans un soucis de simplification, je suis passé au ridoir à volant grâce à l'imprimante 3D.
Le volant (en Polyamide) vient coiffer un ridoir standard, il est bloqué par des 1/2 coupelles et 2 vis
La mise sous tension est facile, blocage anti dévissage par un bout: plus simple!
Il existe aussi des goupilles sur scratch pour immobiliser le ridoir: c'est en test!



Le bout bleu bloque la rotation, la sangle (point d'amure) se loge dans une fente.


Modification décembre 2021:

J'ai profité du démâtage pour implanter une poulie encastrée sous l'étai largable
Je n'ai pas fait de photos de l'opération...

Chez Technique gréement qui m'a conseillé par tel!

Deux trous de diamètre 18 et 2 traits de scie sauteuse plus tard, le trou est prêt à recevoir la cage à réa, mais avant de l'implanter il est beaucoup plus simple de passer la drisse par le trou encore béant!

Comment passer une drisse dans un mat couché sur des tréteaux (qu'il faut prendre costauds au passage!):
Achetez des tubes IRO tulipés électrique. en nombre suffisant égale a la longueur du mat.
Passez la drisse dans tous les tubes (un par un) en utilisant un fil de fer en messager.
Faite un bon gros noeud au bout de la drisse (il ne doit pas pouvoir passer dans le tube)
Assemblez les tubes et les envoyer dans le mat posé avec le trou de la cage vers le bas.
Si ça coince tirer par la drisse et renfoncez (d'ou le gros noeud)
Lorsque le bout du 1er tube pointe son nez, récupérez la drisse par le noeud, tirez l'équivalent de la longueur du mat, faire une boucle et tirez de l'autre côté pour récupérer les tubes.
Il ne reste plus qu'a passer la drisse dans la poulie du réa, d'implanter le réa dans son logement et de fixer le tout avec 2 rivets POP.
Et hop, c'est fait!




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vendredi 9 février 2018

Changement des hublots latéraux



1) Le constat

L’étanchéité des hublots a toujours été un point faible des Biloups.
Sur le B89, les hublots latéraux font 2,30 m d’une pièce.
Le roof est percé de 3 évidements pour laisser passer la lumière.
Les hublots sont collés au sikaflex sur leurs périphéries
Au bout de quelques années, avec le travail chimique des UV et le travail mécanique des dilatations, les joints lâchent et les hublots fuient.

Pour moi, rien d’étonnant : la dilatation du PMMA étant bien plus importante que celle du stratifié Polyester, ça ne peut finir que comme ça.
L’épaisseur initiale du joint retarde un peut l’échéance, mais elle est pour moi inéluctable (ça tire d’au moins 5 mm entre l’hiver et l’été)







Je constate sur mon B89 que les hublots ont déjà été recollés, travail mal fait, en plus le Sika n’a pas polymériser normalement, il est poisseux sur l’intérieur.



Le joint est resté mou, il se délite...



Régulièrement le joint se fissure et l’eau s’infiltre. A chaque fois, j’enlève du joint en creusant entre le hublot et le roof, je nettoie, je dégraisse et je repose un joint qui va tenir 2 ou 3 mois avant de tout recommencer.


Avant de partir, il faut mettre en place les bacs de récupération d'eau...


2) Réflexion

Pour éviter les problèmes de dilatation, je ne vois que la possibilité de faire des hublots plus petits.
Il y a 3 ouvertures dans le roof, donc 3 hublots.
Il existe d'autres solutions mais qui me semblent plus complexes à réaliser

Pour transformer ça

En ça



3) réalisation

Je prends l'empreinte des ouvertures découpées dans le roof (en ayant démonté au préalable le cache misère)

Enjoliveur enlevé




Empreinte des ouvertures sur calque


Je prends également les mesure extérieures des hublots pour refaire le même débords.

Je prends les côtes sur calques et les reporte en CAO 2D
A partir des cotes intérieures et des cotes extérieures hublots existants, je construits en CAO les nouveaux hublots.


 Pour la fixation des hublots sur le roof, j'opte pour la solution suivante:
Un joint EPDM découpé à partir d'une plaque sur tout le recouvrement du hublot est inséré entre le hublot et le roof.
Le joint fait 4mm d'épaisseur.
L'EPDM livré en rouleau est à cellule fermée, résistant au vieillissement et aux UV.
8 vis poêlier (3 sur l'avant, 3 sur l'arrière, 2 au centre) maintiennent le hublot plaqué sur le roof (qui est galbé)
Pour laisser la dilatation faire son œuvre, les vis ont un diamètre 4 mm, les trous dans le plexi: diamètre 6 mm, les trous dans le polyester font 3.5 mm taraudé à M4.
Pour que ça glisse bien, une rondelle polyamide s'intercale entre le hublot et la tête de vis.

un fois assemblé, je compte déposer un joint Sikasil  sur le pourtour du hublot.

Pour valider le dimensionnel, je fabrique des hublot en contreplaqué (qui me serviront d'obturateur pendant la pose) à partir des cotes mesurées sur la CAO

Je les positionne sur le bateau, ça a l'air de coller.

Je commande mon EPDM et je trouve la visserie sur internet, tout est OK pour commander les hublots.
La commande est simplifiée grâce aux fichiers CAO.

Je vais les récupérer chez le fabriquant: USIPLAST Sologne c'est nickel.
Le pourtour du hublot dispose d'un chanfrein de 4 mm (sur les 8 mm d'épaisseur)

Les Hublots en PMMA coulé 8 mm, les trous sont déjà faits

Je découpe la plaque d'EPDM aux dimensions des hublots sans les évider: ça se fera au final, hublot monté.
Les trous de vis sont pré-percés sur le joint à un diamètre de 4 avec une trouyauteuse.

 Je réalise également des outils pour faciliter la pose:

- placage du hublot sur le roof: par ventouse intérieure (pas utilisé en définitive):

Une ventouse pour pare brise, un tasseau et des vis de pression.

 - Contre perçage centré du roof (a partir du hublot pré-positionner: il faut percer à diam 3,5 a partir d'un trou de 6: création de canons de perçage 6/3,5

- positionnement  par pige au moment du perçage du roof: tous les trous seront centrés

En haut: canons de perçage; en bas: Piges de centrage.


Test de vissage:
Avant de réaliser le job, j'ai réalisé un montage à blanc sur un gabarit galbé à la cote du roof:
Bilan: le nombre de vis est insuffisant: le hublot fait des vagues et le joint n'est pas comprimé correctement à mi-distance des trous.

Pour conserver une homogénéité, je dois doubler le nombre de vis, du coup ça fait beaucoup: 70 vis par côté!

Du coup pas assez de vis pour faire les 2 hublots d'un coup!


Un créneau de plusieurs jours de beau temps est enfin là!
Je me rend au bateau pour réaliser le changement du hublot tribord, le plus critique.

- démontage du cache misère à l'intérieur
11 vis à retirer

- Enlèvement du hublot existant:
J'ôte les 6 vis de maintien
Vu l'état du joint, la spatule électrique n'en a fait qu'une bouchée: en 1/2 heure, le hublot est retiré.



Le hublot déposé


- Nettoyage de la surface du roof des restes du Sikaflex (en partie encore pâteux)
J'enlève le plus gros à la spatule électrique, puis je travaille au ciseau à bois bien à plats pour finir avec un outil pour araser les joints.
Je finis par un coup de papier de verre fin pour avoir une surface bien lisse
Un nettoyage à l'alcool du pourtour est la préparation est terminée

-Positionnement du hublot:
 Je positionne des cales de bois collées au double face à 35mm du bord inférieur de l'évidement du hublot et sur un côté.
Je positionne le hublot, trace le contour par l'intérieur pour vérifier qu'il est correctement centré.

Calage, centreur et pige



-Perçage des trous de 3.5mm a l'aide des centreurs:
Le hublot (arrière uniquement) est plaqué par des presseurs pour bien positionner les perçages.
Pour l'arrière j'ai rajouté un joint "perdu" pour obtenir le vrai galbe et  avoir les trous les mieux positionnés possibles.

Mise en pression des hublots pour les plaquer au roof


Une fois les hublots bien en place on peut percer tous les trous: on commence par les extrêmes dans lesquels on place les centreurs qui vont figer la position du hublot, puis on perce le reste toujours à l'aide du centreur de foret.
Il faut percer le roof et le contre moule intérieur.

- Taraudage des trous:
On enlève le hublot et on taraude à M4(taraud machine) à la perceuse tous les trous.
Les taraudages ont été pensés dans l'optique d'une pose seul, finalement mon voisin de ponton m'a apporté son aide précieuse. Dans l'épaisseur, le filetage est un peu court pour être vraiment efficace, dans les parties renforcées, ça le fait (heureusement car pas d'écrou possible!).

- Création des lamages dans le contre moule intérieur pour passer la clé à pipe:
Un foret a bois a lamer diam 14 est modifié (la pointe centrale est raccourcie pour ne pas forer le trou fileté du roof))
On se centre sur le trou de 3,5 mm du contre moule  pour créer le lamage: placer une cale en bois pour écarter le contre moule du roof, prévoir un masque et un aspirateur!

Par endroit, le trou est positionné sur un renfort de polyester entre le roof et le contre-moule, du coup le trou est taraudé et il y a soit pas d'écrou soit un écrou en bout de vis

on voit les lamages pour passage de la clé à pipe


- Mise en place du joint sur le hublot:
pour éviter que le joint se décale par rapport au hublot pendant la pose, je place des bouts de tube diamètre 5,5mm dans chaque trou et à travers et à fleur des trous du joint (pré-percé auparavant à 4 mm)

- fixation du hublot:
Je positionne le hublot avec son joint à l'aide de 2 centreurs, ensuite il faut être 2: une personne à l'extérieur qui visse et comprime le joint en contrôlant a l'aide d'une cale d'épaisseur de 3mm (soit 25% de compression); une personne à l'intérieur qui place la rondelle et l'écrou et les mets en contact avec le roof pendant le serrage. 

- Découpe du joint intérieur: 
Le joint étant monté serré, on peut le détourer au cutter pour que la lumière fut!
Le joint en plaque est plus solide et se tient mieux pendant les manipulations.

Montage du petit hublot ouvrant:
Le petit hublot est monté suivant les recommandations du fabricant (enfin presque: j'ai combiné des joint EPDM et du SG20)

- Test étanchéité:
 il a plut la nuit suivante: c'est étanche ! 😊

Collage des vis:
Après un dernier contrôle d'épaisseur, j'ai déposé une goutte de cyano sur chaque boulons pour limiter le risque de desserrement.

- Remontage du cache misère:
Du fait des changement de stratégie, les vis sont un petit peu trop longues...
J'ai trouvé des caches trous en plastique, je les troues avec un emporte pièce à 4mm et les colles sur les lamages.
Je remonte le cache misère, ce n'est pas parfait, on verra plus tard pour une meilleure finition.

les pastilles et la trouyauteuse...




- Préparation de la surface en vue du masticage et peinture:
 les anciens trous de vis sont bouchés à l'époxy puis au polyester.
L'ensemble est dégraissé et poncé.
ponçage de la tranche des hublots pout favoriser l'accroche du joint.

Avant ponçage, les vis en place a l'origine ont dégradé le gelcoat



- Pose du joint:
Le joint est en SG20 de sika.
je pose un ruban de masquage sur le coin cassé des hublots et sur le roof à 10mm du hublot.
L'embout de la cartouche est percée à 8.5mm, ce qui représente environ le débit utile à la section du joint.
La dépose nécessite un bon coup de main (que je n'ai pas!)
Toute tentative de retour est en général, pire que le premier jet!

 - Peinture finale:
Afin de donner un effet plus homogène, j'ai décidé de peindre en noir les espaces entre les hublots (y compris avec le hublot frontal)

Après un ponçage fin et dégraissage, je passe un primaire d'accrochage
16 heures de séchage puis après un égrainage je passe deux couches de Toplac Plus noir jet black.

La couche de primaire est déposée


Pose de la première couche de laque noire PU mono-composant



Pose de la deuxième couche noire




Bilan: 
2 jours pour poser les 3 hublots tribords plus 3 jours pour la peinture (du fait des temps de séchage)

Les hublots originaux de 2.30m de long étaient galbés pour compenser la courbure du roof: de ce fait ils sont parfaitement droits une fois posés.
J'ai pris le risque de réaliser mes hublots rectilignes, n'ayant pas de gabarit disponible.
Au final la courbure sur 3 petits hublots est insignifiante: inutile de se prendre la tête avec ça!

Je suis toujours aussi nul en barbouille 😒


Le côté Bâbord

Mars 2025, j'ai 4 jours de temps correct pour attaquer le côté Bâbord:

Avec l'expérience du côté tribord, l'opération a été beaucoup plus rapide:
- Je n'ai pas utilisé les presseurs pour le hublot arrière ni positionner un joint provisoire: la courbure est suffisamment faible pour ça.
- Le positionnement du contre moule est notoirement différent du côté tribord: il y avait un jour important à tribord, côté bâbord le contre moule touche le roof sur 40% de la surface.
du coup l'enjoliveur ne rentre plus, il va falloir le retailler localement à le dremel.
Le joint sika de l'ancien hublot était bien mieux polymérisé a part 2 ou 3 zones limitées. Le hublot a été plus récalcitrant a la dépose mais la spatule électrique a encore fait des merveilles!
- Les petits hublots ronds Vetus ne sont pas bien adaptés: ils doivent être posés sur une surface parfaitement plane mais le hublot est galbé: il a fallut calé le hublot et compenser avec un joint de SG20 plus épais localement pour ne pas le déformer au serrage.

30mn a la spatule électrique pour décoller le hublot d'origine


Trop content d'avoir terminé ce chantier!